Qu’est-ce que la Sextorsion ?
Contraction des mots « sexe » et « extorsion », la sextorsion est l’une des armes favorites des arnaqueurs en ligne.
Pour faire simple, il s’agit d’un scammer (ou brouteur) qui se fait passer pour une personne très attirée par sa victime. Le contact s’établit le plus souvent via les réseaux sociaux ou les applications de rencontre, notamment auprès de cibles plus âgées mais pas seulement. Les adolescents sont de plus en plus visés. Le scammer mène alors une phase de séduction rapide et insistante, avec pour objectif d’amener la victime à lui transmettre des photos et/ou vidéos intimes.
L’objectif est ensuite d’exiger une rançon en échange de la non-diffusion de ces contenus compromettants. Bien entendu, le scammer prend soin de récolter un maximum d’informations personnelles sur sa cible : nom de l’entreprise, amis, membres de la famille…
La sextorsion est une arnaque tristement courante. En 2023, pas moins de 12 000 dossiers ont été signalés aux autorités. 29 760 en 2024. On peut aisément imaginer que de nombreux cas supplémentaires ne sont jamais déclarés.
L’émergence de l’IA a aggravé le phénomène avec de nombreuses deepfakes (vidéo montage pornographique mettant en scène la victime de façon extrêmement réaliste).
Cette pratique peut conduire au pire. Certaines victimes de sextorsion ont mis fin à leurs jours, parfois même en direct, via webcam, sous la pression du scammer.
Exemple d’arnaque fréquente :
Le scammer utilise une vidéo trouvée sur Internet, montrant une personne s’adonnant à des pratiques sexuelles en solo. Il la diffuse en simulant un échange en direct pour faire croire à la victime qu’elle interagit réellement avec quelqu’un. Trompée par cette illusion, la victime se filme à son tour dans une posture similaire. Puis, soudainement, le scammer coupe la communication et menace de diffuser la vidéo à l’ensemble de ses contacts, et le chantage commence. Surtout, il ne faut pas y céder !
Alors… Gardez l’œil ouvert, communiquez avec vos enfants sur le sujet, et déculpabilisez les victimes si elles se confient à vous. La honte est le principal frein au dépôt de plainte : une écoute bienveillante et soutenante peut faire la différence !




